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Quelques éléments sur le compte administratif 2017 de St Michel sur Orge


Le nouveau directeur de cabinet du maire vient enfin de me communiquer par un courriel daté du 12 septembre, les réponses aux questions que j’avais posées le 21 mars dernier lors de la commission municipale des finances qui examinait le compte administratif de la ville de St Michel sur Orge pour 2017. Nous disposons donc désormais, près de six mois après le vote du Conseil municipal du 29 mars (lire ICI) des éléments financiers qui permettent de mieux cerner le contenu réel des dépenses et recettes dans le budget de la ville. Tout d’abord, à travers les explications fournies, je découvre que d’une année sur l’autre, les dépenses et les recettes ne sont pas affectées dans les mêmes chapitres, ce qui rend bien plus compliqué l’analyse pour comparer les évolutions… Soucieux d’informer les citoyens-usagers-contribuables de l’utilisation de l’argent public, voici donc les chiffres les plus significatifs.

En 2017, les achats de repas pour la restauration scolaire s’élevaient à 769 002 €, contre 754 849 € en 2016 et 788 882 en 2015, sans que l’on sache, en l’absence de rapport d’activités, quelle est l’évolution du nombre d’enfants qui déjeunent. On sait seulement que la ville a encaissé en 2017 778 983 € payés par les parents, contre 767 461 € en 2016 et 756 031 € en 2015. Par contre, les achats de repas pour la restauration dans les crèches ont baissé de 110 557 € en 2016 à 96 141 € en 2017. Une diminution qui provient sans doute du fait, que contrairement aux affirmations du maire, la municipalité a réduit le service public d’accueil dans les structures petite enfance, puisque les recettes encaissées pour le multi-accueil des « p’tits loups », l’accueil familial sucre d’orge et la crèche collective Dolto ont baissé de 358 458 € en 2016 à 344 460 € en 2017. Concernant les accueils péri et extra-scolaire, la ville a encaissé des parents 315 939 € en 2017, (contre 303 301 € en 2016) et a perçu de l’Etat 121 450 € au titre du fonds de soutien aux activités périscolaires. Mais là encore aucun chiffre n’est transmis sur le nombre d’enfants concernés. Même chose au niveau du conservatoire de musique. En l’absence de données sur les effectifs réels, on constate ces trois dernières années une baisse des recettes de 132 810 € en 2015, 129 681 e en 2016 à 125 048 € en 2017, alors que les tarifs sont toujours aussi élevés.

En 2017, le montant des charges payées par la ville (avec nos impôts locaux) a été de 252 567 €. Depuis 10 ans, le total des charges payées par la ville s'élève donc à 2 015 683 €. Nous laissons chacun apprécier l'utilisation de cet argent public au regard de l'état actuel du centre commercial. Parallèlement, la municipalité a lancé diverses études ces trois dernières années, qui s'ajoutent à celles effectuées depuis plus de 15 ans. Rappelons qu'en 2015 et 2016, la ville a payé une étude auprès de l'EPARECA (Établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux) pour la somme totale de 67 317 €. En 2017, 127 080 € ont été dépensés pour des études urbaines. Visiblement, tout ceci n'est pas suffisant puisque dans la convention Action Cœur de Ville, signée par le maire le 14 juin dernier, il est prévu divers compléments d'études pour 227 000 € d'ici la fin de cette année et en 2019 des missions d'accompagnement et d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour un montant évalué à 367 280 €.

Ne vous étonnez donc pas si les impôts locaux sont très élevés à Saint-Michel-sur-Orge !

 

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